Htop c’est le top pour optimiser

Un soucis avec une application qui ne répond plus ? Vous voulez la fermer sans redémarrer votre ordinateur ? Quelle appli utilise le plus de mémoire ou le plus de ressources cpu sur mon ordi ? Si vous vous posez parfois ce genre de questions, Htop a été conçu pour y répondre.

Ce moniteur système remplacera avantageusement l’utilitaire standard linux top, disponible en ligne de commande. Le principal avantage est qu’il se contrôle à la souris, malgré le fait qu’il se lance dans un terminal. Un écran d’options (cliquez sur setup en bas) permet de choisir d’afficher le nom des « process » en couleur ou sous forme arborescente. N’hésitez pas à agrandir la fenêtre du terminal pour voir plus d’informations. Naviguez d’un process à l’autre avec les flèches haut et bas du clavier.

Installation : aussi simple que copier / coller cette ligne dans un terminal :

htop-tree

La vue des processus sous forme d’arbre (à régler dans l’écran « setup » F2)

htop-setup

L’écran de configuration setup (F2)

htop-cpu

L’écran des processus triés par % d’occupation cpu (cliquez sur la colonne « %cpu »)

htop-mem

L’écran des processus triés par occupation mémoire (cliquez sur la colonne « %mem »)

htop-icon

L’icone Htop à ajouter dans la barre du lanceur Unity

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Vérifier l’état de santé de son disque-dur

Tout le monde sait que l’élément le plus fragile d’un ordinateur est le disque-dur. D’abord parce que c’est un organe mécanique (le seul en dehors du lecteur/graveur de CD/DVD) et qu’il est en permanence sollicité par le système (l’OS) et par les applications.

Depuis 2004, les fabricants de disques-dur ont adopté un ensemble de spécifications pour surveiller l’état d’un disque-dur et prévenir une défaillance. Il s’agit de la technologie S.M.A.R.T. (Self Monitoring Analysis and Reporting Technology). Le disque garde plusieurs informations intéressantes :

  • nombre d’arrêts / démarrage
  • heures de fonctionnement
  • température du disque
  • nombre de secteurs en attente de ré-allocation
  • nombre de secteurs incorrigibles, …

Vous avez choisi une distribution GNU/Linux ? Vous avez de la chance ! Aucune application spéciale à installer pour accéder aux informations SMART, tout est là d’origine. Sous Linux Mint, l’application graphique s’appelle tout simplement « Disques » et sous Ubuntu « Utilitaire de disque ». Un démon « Notifications de disque » (Gnome disk-utility) est également lancé au démarrage du système, ne le désactivez pas. Il vous informera au cas où un paramètre SMART dépasserait le seuil fixé par le constructeur. Il vous sera alors encore temps de prendre la décision de sauvegarder toutes vos données et de les transférer sur un nouveau disque, avant défaillance complète de votre disque actuel.

Utilitaire de disque Ubuntu

En sélectionnant le disque que vous voulez examiner, vous avez déjà accès à pas mal d’informations sur le modèle (référence constructeur, numéro de série, …), les partitions présentes, le point de montage et vous présente les actions possibles sur ces partitions. Il indique aussi que le disque est « sain », c’est-à-dire, exempt d’erreurs SMART. Et c’est valable aussi pour les SSD.

Ecran disque et partitionsS’il y a un problème avec les données SMART, vous verrez un message différent :

Ecran quelques secteurs défectueuxIl suffit de cliquer sur le bouton « Données SMART » pour voir le détail.

Ecran détail donnée SMARTVoilà, gardez à l’esprit que ces données ne sont pas visibles si vous branchez un disque externe via un port USB. Préférez les ordinateurs portables et boîtiers externes munis d’une interface e-Sata. Les cartes mères récentes (pour desktop) possèdent généralement cette interface, c’est plus rare sur les laptop mais çà existe.

Sous MS Windows, rien de prévu par défaut pour accéder aux informations SMART. Utilisez une application dédiée ou un live-CD sous Linux : je recommande la distribution live spécialisée Parted Magic. L’application « GSmartControl » est accessible directement depuis le bureau une fois le CD démarré.

Edit (nov.2014) : J’ajoute que sous Windows, vous pouvez installer HDD Gardian, un utilitaire sous licence libre GNU/GPL v2 issue de Google Code. Vous pourrez même régler certains paramètres des disques comme :

  • Automatic Acoustic Management (AAM) – réduit le bruit en fonctionnement du disque.
  • Advanced Power Management (APM) – gestion étendue de l’alimentation : désactive le disque après une période d’inactivité.
  • Standby (spin-down) timer – le temps après lequel les têtes se rangent à un endroit protégé des plateaux.

Et aussi garder un œil sur la température de votre disque.
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Ouvrir une deuxième session dans Cinnamon

Voici une astuce que j’ai trouvé pour ajouter une fonction qui n’existe pas dans Cinnamon par défaut. Je voulais simplement pouvoir ouvrir une nouvelle session, avec un autre nom d’utilisateur, sans fermer et quitter ma session actuelle. C’est une possibilité offerte dans Ubuntu, via le menu en haut à droite,Le menu changer de compte utilisateur dans Ubuntu mais qu’on ne retrouve pas dans le menu Cinnamon.

 

 

Voici comment faire : cherchez l’éditeur de menu alacarte, ou installez-le si ce n’est pas déjà fait :

Recherche de l'éditeur de menu alacarteCliquez sur le bouton « Nouvel élément », et remplissez les champs, dans la boite « Propriétés du lanceur », comme ci-dessous :

Ajouter un nouvel élément au menuChangez l’icône par défaut (cliquez sur l’icône à ressort) et choisissez-en un autre, par exemple ibus-engine.svg

Changez l'icone par défautCherchez l’icône créé dans le menu Cinnamon, faite un clic droit dessus, et choisissez, « Ajouter aux favoris »

Ajouter l'icone aux favorisEt voilà, la nouvelle fonction est maintenant disponible dans la colonne des icônes à gauche :

changeuserSource : Askubuntu.com Switch user session Cinnamon

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J’ai adopté Cinnamon et Nemo

Je n’ai jamais vraiment aimé Unity depuis qu’il est apparu avec la version 11.04 d’Ubuntu (Natty Narwhal). Cette interface utilise Compiz comme gestionnaire de fenêtres et nécessite d’avoir une bonne carte graphique (ATI ou nVidia) pour fonctionner correctement, car il utilise plus de ressources mémoire, processeur et graphique.

Comme beaucoup d’entre vous, j’aime tester d’autres environnements jusqu’à trouver celui qui me convient le mieux. Depuis quelques semaines, j’ai remplacé ma session Unity par un autre gestionnaire de bureau, Cinnamon. Tout en restant très agréable graphiquement et beau, je retrouve mieux mes marques et les habitudes prisent avec Gnome 2.

Je vous conseille d’installer par la même occasion, le nouveau gestionnaire de fichiers Nemo, qui apporte des fonctionnalités qu’on ne trouve pas dans Nautilus.

Le bureau Cinnamon avec le gestionnaire de fichiers Nemo

Par défaut, le menu est en bas, mais on peut facilement le placer en haut.

Pour installer la dernière version 1.8 de Cinnamon et Nemo dans Ubuntu, il faut ajouter un dépot PPA. Ouvrez un terminal et copier / coller les lignes suivantes :

Fermez votre session actuelle, puis reconnectez-vous : sélectionnez Cinnamon dans le sélecteur d’environnement LightDM avant de taper le mot de passe.

Dans Cinnamon, un panneau de configuration permet de personnaliser votre nouveau bureau. Il est accessible depuis le menu ou via l’icône préférences, en haut :

Comment personnaliser CinnamonPanneau de configuration Cinnamon

Vous pouvez choisir votre thème préféré, ajouter des applets, desklets et extensions directement depuis ce panneau; il se connecte automatiquement au site linuxmint, met à jour la liste des éléments disponibles et télécharge selon votre choix.

Sélecteur de thèmeChoisissez votre appletsEt surtout, restez libre.

Edit (déc. 2014) : Depuis la parution de cet article, Cinnamon et Nemo ont été mis à jour vers la version 2.4.5. Vous pouvez l’installer comme environnement de bureau supplémentaire à Unity dans Ubuntu 12.04 LTS (Precise Pangolin) et Ubuntu 14.04 LTS (Trusty Tahr) en suivant les conseils de mon article « J’ai adopté Cinnamon et Nemo (update)« .

Source : Cinnamon 1.8 gets it’s own control center and screensave, easier spices installation

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Comment optimiser Ubuntu ?

Depuis les dernières versions d’Ubuntu (12.04, 12.10, 13.04 sans doute 11.10 aussi), il n’est plus possible, par défaut, de savoir quelles applications sont lancées automatiquement au démarrage de l’OS. En lançant l’option « Applications au démarrage » du menu système, en haut à droite, vous ouvrez une fenêtre vide !! Or, la réalité est bien différente comme vous pouvez le voir en installant le moniteur système GKrellM (disponible dans la logithèque Ubuntu) : il y a 315 processus lancés.

Applications au démarrage et GKrellM

Voici la commande (à copier / coller dans un terminal) qui permet de voir toutes les applis lancées au démarrage :

Voici la même fenêtre après exécution de la commande :

La fenètre Applications au démarrage

A partir de là, il est facile de désactiver les programmes dont vous n’avez pas l’utilité au quotidien. Pour ma part, j’ai décoché :

  • Discussion : il active l’indicateur de connexion de vos amis si vous utilisez le logiciel de visioconférence / chat Empathy (messagerie instantanée)
  • Moniteur de sauvegarde : active l’utilitaire de sauvegarde Déjà Dup, c’est une bonne chose dans l’absolu, mais j’utilise un autre script de sauvegarde automatique offrant plus d’options : Backup Manager (je crois qu’il n’est plus maintenu, le site web officiel est inaccessible).
  • Onboard : active un clavier virtuel
  • Orca screen reader : logiciel d’aide pour mal / non voyants (loupe, braille, synthèse vocale)
  • Partage de bureau : permet de se connecter à un autre ordinateur ou serveur
  • Partage de fichiers personnels : à configurer selon vos besoins, les possibilités sont nombreuses et dépendent de l’architecture de votre réseau domestique
  • Ubuntu One : le service de cloud d’Ubuntu. Je ne l’utilise pas car je pense qu’il faut rester maître de ces données et ne pas les envoyer aveuglément dans un nuage si vous n’avez pas une absolue confiance dans le fournisseur du service.
  • Zeitgeist Datahub : voir mon précédent article à ce propos Comment et pourquoi désactiver le démon Zeitgeist dans Ubuntu.

Bien sûr, ce sont des choix personnels que vous pouvez appliquer ou non selon vos propres besoins.

Après cette simple optimisation, je n’ai plus que 272 processus d’actifs dans le moniteur GKrellM. On économise ainsi de la mémoire vive et les ressources du processeurs qui pourront être utiles pour d’autres tâches.

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